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Littérature érotique

CLÉMENCE, ma meilleure amie

Publié le 6/23/2025

La scène à la datcha m’était restée dans le ventre comme une braise lente.

Pas une brûlure. Une chaleur douce, insistante.

Une question sans réponse.

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Un souvenir impossible à raconter même à ma meilleure amie. Comment lui dire que j'avais vu ses parents faire l'amour. Que j'avais vu don père lécher et sodomiser sa mère. Que certaine nuit, je voyais encore sa mère sourire, avec ses gros seins, recouverte de sperme.

Quelques semaines plus tard, je me suis retrouvée chez Clémence.

Elle avait un an de plus que moi. On se connaissait depuis trois ans, nous étions inséparables. Nous fréquentons toute les deux langues même école. Elle dans la classe supérieure.

Mais depuis quelque temps, il y avait quelque chose de différent entre nous.

Une manière de se parler moins sage.

Comme si, sans se le dire, on sentait que nos corps avaient changé de rôle.

Que le jeu des enfants s’était effacé, laissant place à autre chose.

La maison était vide.

Ses parents étaient partis pour l'après-midi, et Clémence avait proposé que je vienne et que je reste dormir chez elle.

Il faisait chaud. La lumière d’août traînait sur les murs comme un drap froissé.

On avait passé l’après-midi à se baigner dans sa piscine, à boire des sodas glacés, à rire trop fort.

Le soir venu, après une douche, on s’était réfugiées dans sa chambre.

Elle portait un short en jean, un débardeur large sans soutien-gorge. On pouvais deviner qu'elle aurait les mêmes seins volumineux de sa mère.

Moi, une chemise d’homme volée à mon père, que je mettais pour dormir. Rien dessous. Mais moi je n'avais encore que des jeunes pousses.

On s’était installées par terre, devant son vieux magnétoscope, à fouiller dans un carton de cassettes VHS décidées a trouver un film intéressant pour la soirée. Sa mère, que je ne regardais plus comme avant, nous avais préparé un grand bol de pop-corn et nous a embrassée en nous disant de ne pas nous coucher trop tard.

Nous nous sommes arrêtées sur "La Boum 2" que je n'avais jamais vu.

Je trouvais d'ailleurs que Vic ressemblait énormément à Clémence. Et je me moquais d'elle comme quoi elle avait un copain qui allait lui faire des trucs d'adultes.

— «des trucs d'adultes tu ne sais même pas ce que c'est "

— « si je sais, dis je offusquée"

Elle commença a fouillé dans la caisse et en sortit une cassette d'un vieux film russe.

— « tu veux voir des trucs d'adultes, me dit elle avec son air espiègle."

— « c'est quoi ce vieux film ringard ?"

— « C’est à mon père, réserve personnel» a-t-elle dit avec un sourire malicieux.

Elle a levé un sourcil.

— « Tu veux voir ? »

Je n’ai pas répondu. J’ai juste hoché la tête.

Elle a inséré une cassette.

L’image a grésillé, puis s’est stabilisée.

Tout à coup le titre : Mario Salière présente :

« VIVA ITALIA »

Je regarde Clémence, qui me sourit et s'installe avec le bol de pop-corn sur les genoux.

Elle m’avait lancé ce regard à la fois amusé et grave, celui qui dit : Je te fais entrer dans quelque chose d’interdit, et je sais que tu vas aimer ça.

Une villa. Le soleil. Une femme.

Robe noire, collants brillants, talons aiguilles.

Un regard dur, presque méprisant.

Et en face, un homme, plus âgé, nu sous une chemise entrouverte, à genoux, le regard plein de soumission.

— « Elle est incroyable, non ? Regarde ses jambes… »

Clémence souriait, mais elle fixait l’écran.

Sur celui-ci, la femme faisait lentement glisser son collant sur une cuisse. Très lentement.

Puis elle s’assit sur le fauteuil, jambes écartées, sans culotte, le sexe rasé et brillant.

Elle s’ouvrait. Volontairement. Un geste d’ordre.

L’homme obéit aussitôt.

Il plongea le visage entre ses cuisses avec une avidité animale, tandis qu’elle posait sa main sur sa tête, le maintenant fermement.

La caméra zoomait, crument. La langue glissait, circulaire. Les doigts s’agrippaient à la chair.

Elle gémissait sans douceur, sans gêne, la tête rejetée en arrière, les cuisses tendues comme des pinces.

J’ai senti un frisson remonter le long de ma colonne. Comme pendant cette nuit dans la datcha.

Pas de honte. Juste ce feu qui monte, lent, diffus, insistant.

Clémence, à côté de moi, ne disait plus rien. Le bol de pop-corn avait disparu.

Sa main reposait sur son ventre, juste au dessus de l’élastique de son short.

Elle caressait doucement la peau, presque distraitement.

À l’écran, la scène s’était inversée.

L’homme était maintenant couché sur le dos.

La femme, toujours en talons, l’enfourchait. Lentement. Profondément.

Ses hanches dessinaient un rythme brutal, presque mécanique.

Elle le dominait sans retenue, parlant fort, le traitant de « chien », de « chose ».

Lui suppliait.

Et moi… je n’arrivais plus à respirer normalement.

Clémence a glissé la main dans son short.

D’abord timidement. Puis plus franchement.

Ses doigts ont trouvé leur place.

Elle soupirait à peine, mais je la voyais. Je l’entendais.

Sa poitrine se soulevait plus vite. Ses paupières se fermaient parfois, comme pour mieux sentir.

Je n’osais pas parler.

Je ne regardais plus vraiment le film.

Je la regardais elle.

Pas par désir. Pas pour l’imiter.

Mais parce qu’il y avait en elle une beauté troublante, dans cette façon d’assumer son plaisir.

De s’y abandonner.

Alors, elle a tourné la tête vers moi.

Ses joues étaient roses. Sa bouche humide.

— « Vas y, ne te gênes pas pour moi. Caresses toi»

J’ai hésité.

J’ai hoché la tête.

— « Je… je sais pas comment faire. »

Elle a souri, doucement, sans cesser de bouger la main sous le tissu. Elle baissait son short, elle avait une main dans la culotte. Une tache humide sur le tissu.

— « Regarde-moi. C’est rien. C’est ton corps. Tu fais juste ce qui te fait du bien. »

J’ai laissé glisser ma propre main sous mon short.

Le tissu de ma culotte était déjà humide.

Ma peau brûlait.

— « Là, commence là… touche doucement. Pas comme si tu voulais aller vite. Tu découvres. »

Sa voix était basse, posée.

Je me suis laissée guider.

J’ai suivi ses gestes.

D’abord à l’extérieur. Ensuite un peu plus au centre.

Ma respiration est devenue saccadée.

Je sentais mes cuisses se tendre, mon ventre se nouer.

Clémence avait fermé les yeux.

Elle se mordait la lèvre.

Je l’entendais jouir. Pas fort. Juste un souffle profond, une vague lente.

Et moi, tout s’est mis à trembler.

Mon corps. Mon cœur. Mon bas-ventre.

Puis c’est arrivé.

Une secousse.

Une montée.

Un éclatement doux, long, total.

Je n’avais jamais ressenti ça.

Comme si tout mon être s’ouvrait, se libérait, s’inondait.

Je suis restée allongée, les yeux ouverts sur le plafond, vidée, comblée, confuse.

Clémence a simplement tendu la main vers moi, paume ouverte.

J'ai sourit et taper dans sa main.

Après

Le film tournait encore.

Mais ni l’une ni l’autre ne regardait l’écran.

Les images passaient, floues, sur la bande magnétique. Des corps s’agitaient encore, mais le désir, lui, s’était retiré.

Il avait laissé sa trace. Silencieuse. Présente.

Clémence n’avait pas bougé. Elle avait juste tiré un coussin sous sa tête et fermait les yeux.

Son torse se soulevait lentement, comme après une course longue.

Moi, j’étais allongée sur le dos, jambes détendues, bras en croix. Je regardais le plafond comme si j’y lisais un texte invisible.

Je sentais encore des frémissements entre mes cuisses.

Des résidus de plaisir, comme des bulles qui remontent à la surface longtemps après qu’on a vidé le verre.

Je ne disais rien.

Elle non plus.

Et pourtant, tout avait été dit.

Au bout d’un moment, elle a murmuré :

— « T’as aimé ? »

J’ai mis quelques secondes à répondre.

— « Je crois… que j’ai jamais ressenti ça. »

Un sourire, à peine visible, a effleuré ses lèvres.

— « C’est normal. Le premier… c’est toujours un peu flou. »

Je me suis tournée sur le côté.

Je l’ai regardée.

Pas comme une amie.

Pas comme une femme.

Mais comme quelqu’un qui, ce soir-là, m’avait offert une clé.

Une entrée dans un territoire inconnu.

— « Et toi… tu fais ça souvent ? »

Elle a ouvert un œil, rieur.

— « Quand j’en ai envie. Parfois le soir. Parfois le matin. Parfois juste… parce que je m’ennuie. »

J’ai ri doucement.

Rien ne me semblait sale. Rien ne me semblait déplacé.

C’était comme un nouveau monde, et j’avais enfin mis un pied dedans.

Je suis restée un moment à la regarder, puis je me suis levée.

Je suis allée jusqu’à la salle de bain. J’ai enlevé ma culotte, encore tiède, et je l’ai posée dans le panier à linge.

Devant le miroir, je me suis observée.

Mon visage était rougi. Mes cheveux en désordre. Mes tétons pointaient encore.

Mais surtout… mes yeux avaient changé.

Il y avait quelque chose de plus profond.

Un regard de femme, peut-être.

Je suis restée un long moment face à moi-même, silencieuse.

Puis je suis revenue m’allonger à côté d’elle.

Elle m’a tendu un pop-corn, sans un mot.

Et nous avons mangé. Comme après l’amour.

La cassette sans nom

Il était deux heures du matin.

Clémence dormait profondément, roulée en chien de fusil, les draps rejetés, un pied nu dépassant du lit.

Moi, je n’y arrivais pas.

Mon corps était encore trop électrique. Mon ventre trop chaud.

Le souvenir de tout à l’heure me brûlait les reins.

Je voulais dormir.

Mais quelque chose en moi appelait encore.

Alors je suis sortie du lit sans bruit.

Je suis allée vers le vieux meuble en bois où elle avait rangé les cassettes.

La boîte en plastique était là, ouverte. J’ai fouillé doucement.

Une étiquette manuscrite, simple : 25/10/2010.

Pas de titre. Pas de nom.

J’ai hésité. Puis j’ai glissé la bande dans le magnétoscope.

Grésillement.

L’écran s’est allumé sur une image floue.

Puis s’est stabilisé.

Un couple. Nu. Eric et Hélène un peu plus jeune. Filmé en plan fixe depuis le coin d’une pièce.

Une lumière jaune, un lit défait, des ombres mouvantes.

Pas de musique. Pas de montage. Pas de scénario.

Juste eux. Deux corps.

Elle était à genoux, seins nus, les cheveux attachés à la va-vite.

Lui était debout, torse nu, les jambes écartées, déjà tendu.

Elle le regardait. Puis l’a pris dans sa bouche.

Et là, d’un coup, tout était différent.

Ce n’était plus un film. C’était réel.

Je les revoyais dans la datcha.

La façon dont sa main le tenait à la base.

La salive qui brillait sur sa peau.

Les bruits mouillés, crus, incontrôlés.

Il gémissait. Il la tenait par les cheveux.

Elle descendait lentement, jusqu’à ce qu’il s’enfonce profondément.

Ses joues creusaient, ses yeux se fermaient.

Elle aimait ça. Et ça se voyait.

J’étais hypnotisée.

Puis ils ont changé de position.

Elle s’est allongée, cuisses ouvertes.

Lui est venu sur elle, d’un seul mouvement.

Pas de tendresse jouée.

Pas de mise en scène.

Juste un corps qui entre dans un autre.

Franc. Fort. Lourd.

Elle gémissait, haletait, criait parfois.

Ses mains griffaient ses cuisses.

Il allait vite, puis plus lentement.

Ses fesses se contractaient à chaque coup de rein.

La caméra tremblait légèrement, posée sur un meuble.

Puis elle s’est mise à quatre pattes.

Il est revenu derrière elle.

Et lentement, il est entré à nouveau, cette fois par-derrière.

Ses mains serraient sa taille.

Elle grondait presque, le visage enfoncé dans le matelas.

J’avais glissé la main sous ma chemise.

Je n’en pouvais plus.

Mon sexe était trempé, gonflé, vibrant.

Je me suis touchée.

Là, devant l’écran.

À genoux.

Silencieuse.

La main plaquée contre moi, les doigts rapides.

Sur la bande, le rythme accélérait.

Lui grognait maintenant.

Ses gestes étaient bruts, puissants.

Il s’est retiré d’un coup, a saisi son sexe, et a joui sur ses fesses, en haletant fort.

Le sperme a coulé lentement sur sa peau.

Et moi, au même moment, j’ai basculé.

Mon corps s’est arqué.

Un gémissement m’a échappé.

Je me suis mordue la lèvre pour ne pas faire de bruit.

C’était violent.

Soudain.

Incontrôlable.

Mon premier orgasme en solitaire n’avait rien eu de comparable.

Celui-ci… m’avait traversée comme une décharge.

Parce que c’était brut.

Parce que c’était réel.

Parce que je n’étais pas censée le voir.

Je suis restée à genoux, le souffle court, les doigts humides.

L’écran noir m’éclairait faiblement.

J’ai appuyé sur "stop".

Puis j’ai éjecté la cassette, lentement.

Je l’ai remise dans sa boîte.

Sans dire un mot.

Et je suis retournée me coucher.

Clémence dormait toujours.

Mais moi…

Moi, je n’étais plus la même.

Complices

Le matin, le soleil traversait la chambre en lignes pâles.

Je me suis réveillée la première.

J’avais encore dans la tête les images de la nuit, comme des éclairs silencieux.

Le film. Le plaisir. Le goût de l’interdit.

Et l’écho dans mon ventre.

Clémence a émergé une heure plus tard, les cheveux en bataille, les yeux à peine ouverts.

— « T’as mal dormi ? » m’a-t-elle demandé en s’étirant.

J’ai haussé les épaules.

Elle a souri.

— « T’es allée fouiller, hein ? »

Je l’ai regardée, surprise.

— « Je t’ai entendue. T’as remis une cassette ? »

J’ai rougi. Elle a ri franchement.

— « T’inquiète pas. Moi aussi je suis tombée sur cette vieille VHS. Un jour j’ai cru que j’allais exploser. »

Le ton était simple. Franc. Sans gêne.

Elle n’avait pas besoin de faire semblant. Pas avec moi.

On s’est installées dans la cuisine. Deux bols de chocolat, des tartines beurrées.

Et les mots ont commencé à couler, plus libres.

— « T’as déjà fait quelques avec un garçon ? » ai-je demandé.

Elle a haussé un sourcil.

— « Non. Enfin… j'ai faillit. Avec un garçon de mon cour de tennis. Il m'a embrassé et touché les seins»

Elle a croqué dans sa tartine.

— « Et toi ? »

J’ai secoué la tête.

— « Pas encore. »

Elle a souri, doucement.

— « Mais t’en as envie. »

J’ai pris une gorgée de chocolat, pour ne pas répondre trop vite.

Puis j’ai dit :

— « Je crois que oui. Depuis quelques jours… j’ai comme un vide à l’intérieur. Mais un vide qui tire, qui chauffe. »

— « C’est ton corps qui se réveille. Et t’as de la chance… tu sais déjà comment y répondre. »

On s’est regardées longtemps, sans gêne.

Puis on a ri. Un rire simple, complice.

Quelques mois plus tard, tout a basculé.

Mes parents.

Un accident.

Plus de parents.

Je n’ai pas crié.

Je me souviens juste d’un silence.

Comme un trou dans l’air.

Il fallait que reste forte pour mon petit frère.

Clémence et ses parents sont venus nous voir,

Le poids d’une main qu'elle avait posé sur la mienne sans un mot, les yeux pleins de larmes qu’elle n’osait pas laisser couler.

En moins de deux jours, tout était emballé.

Mon frère et moi avons quitté Rostov, nos affaires pliées à la hâte, les albums de famille coincés entre deux valises.

Nous sommes partis vivre chez nos grands-parents à Kiev.

Une nouvelle ville, une autre langue, des visages usés par le deuil, des silences lourds dans les couloirs.

J’ai laissé là, dans cette ville, mes nuits brûlantes, mes premières confidences, mon enfance.

Et Clémence.

Sa voix. Son rire. Son odeur.

Sa façon de dire "viens, je te montre".

Son corps que je n’ai jamais touché, mais que j’ai gravé dans le mien comme une empreinte douce.

On s’est écrit. Un peu.

Des messages rares. Quelques photos.

Et puis, deux ans plus tard, ses parents m'ont invité en France. Ils avaient quittés la Russie peu de temps après la disparition de mes parents.

Juste pour deux semaines.

Je n’étais plus la même.

Et Clémence non plus.

(à suivre)

Pas là juste pour les jolies photos...

Tu l'as lue ? alors lâche un mot, un avis, un claque ou un frisson. Merci

Commentaires

Avatar de Lor1
Lor1

6/23/2025, 6:40:47 PM

L'Histoire finit si tristement...

Avatar de Bob et Bobette
Bob et Bobette

6/23/2025, 7:09:44 PM

C'est si bon et si fort la découverte de son corps, du plaisir solitaire...on t'accompagne dans la quête des envies charnelles....

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