
Agence Brise-Tabous - & autres Dialogues Interdits
Publié le 5/5/2025
Chaque semaine sur Le Bisou, retrouvez les « Dialogues Interdits » de Théo Kosma…
Agence brise-tabous
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— Donc ton logiciel permet notamment de faire… « matcher » des personnes qui se ressemblent physiquement. C’est ça ?
— Oui, et pour que la ressemblance soit meilleure ensuite, on l’améliore. Maquillage, perruque. Et même lentilles et fond de teint ! Ça donne des résultats bluffants.
— Mais quelle est l’idée.
— Mon concept est unique : une agence qui réalise les fantasmes ! Les met en scène, même les pires !
— Les pires !?
— Par exemple on peut te préparer une chambre dans laquelle un homme cagoulé va entrer en crochetant la fenêtre, puis va te forcer à lui faire des choses. Avec un mot de code à crier si jamais tu veux que le scénario prenne fin. Et tu peux choisir la mise en scène que tu veux, l’homme que tu veux, être battue ou non, forcée à pomper ou pas, à avaler, à le chevaucher, à jouir… Tu choisis tout de A à Z.
— Et les scénars se déroulent toujours comme prévu ?
— Pas toujours, mais l’essentiel est que ce soit d’un commun accord. Parfois par exemple, la fille est si excitée qu’elle parvient pas à jouer la victime contrainte et terrorisée.
— C’est bien plus qu’une agence de rencontres alors.
— Disons que c’est très différent d’une agence habituelle.
— Et cette option dont on parlait ? Où je recherche mon sosie, féminin ou masculin ?
— C’est pour le tabou de l’inceste voyons. Tu reviendras de soirée, tu surprendras ton frère en train de faire l’amour et t’iras rejoindre le couple. Ou des tas d’autres situations. Avec un cousin, un père, une sœur, une mère…
— C’est souvent demandé ?
— Oui, logique. Plus le fantasme est tabou plus il est prisé. La seule limite est l’imagination ! Et la loi bien entendu.
— Les féministes vous font pas des misères ?
— Entre nous, c’est tout le contraire. La dualité de l’homme, tu sais… surtout quand c’est une femme. Si tu savais le nombre de militantes féministes souhaitant que deux racailles les forcent à se déshabiller et à se mettre à quatre pattes !
— Moi ce que je voudrais, c’est qu’un homme tente de me violer, et que je parvienne à me débattre et lui casser la gueule.
— Ah, là oui c’est très original. Et il sera compliqué de trouver un candidat. Tu pourrais pas lui échapper et le mettre hors d’état de nuire après seulement qu’il t’ait joui sur le visage ?
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Cadeaux de vie
— Tiens, toi qui rêves d’être une bimbo, on a devant nous l’exemple parfait des cadeaux que la vie peut offrir.
— Ah, tu penses à qui ?
— Carmen et Sandy.
— Ah oui… Carmen la super bien roulée. Grande, yeux fins, formes parfaites ! Sandy je comprends moins. Très quelconque, limite moche.
— Je veux justement que tu compares les deux.
— Ben, en toute logique j’ai envie de ressembler le plus possible à Carmen et le moins possible à Sandy !
— Observe mieux ! Carmen est si adulée qu’elle en est totalement stupide. On l’entoure uniquement dans l’espoir de l’attraper, elle tout le temps abordée par des gros lourds. Elle obtient des jobs grâce à son physique, qui sait si un jour ça sera pas grâce à… A moins que ce soit déjà le cas. Sandy, elle, a une forte personnalité. De la conversation, de la culture. Elle est artiste, bosseuse. Et elle attire les garçons. Qui sont bien mieux ! Qui sont touchés par son charme ! Moi je dis un corps de rêve, la plupart du temps, est un cadeau du diable.
— Mais si j’essayais d’avoir les deux ? Le corps ET l’esprit ?
— Deviens pas trop bimbo non plus, la tentation de la facilité serait trop forte.
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Belle époque
— J’aime bien ton poncho ! Et j’adore ton côté un peu… ringard.
— Le poncho est passé de mode, d’accord. Tu verras ! Tout est question de cycle, un jour ça reviendra.
— Et donc toi t’as connu l’époque où c’était tendance ?
— Maman m’emmenait en vacances dans une sorte de communauté new age. J’ai plus ou moins vécu toutes les singularités des seventies. Y en avait des bien plus spéciales.
— Tout le monde à poil dans la nature à fumer des pétards et faire du sexe ?
— Pas pour moi bien sûr, pas à mon âge. Pour les plus grands c’est ce que j’ai deviné… et un peu vu. Ce n’était même pas si caché.
— Et de ton côté, qu’est-ce que t’as vécu de spécial ?
— Les découvertes sensuelles, et le poncho y est pas pour rien. T’imagines ? Un seul et unique vêtement sur le corps, qui recouvre tout, même les bras. Pense à tout ce que tu peux faire en dessous. Rien que seule : je pouvais me toucher devant tout le monde sans que personne le voit ! N’importe où, n’importe quand !
— Nue en dessous ?
— Oui, souvent en journée on restait nus, puis quand ça devenait trop frais on se recouvrait de ponchos.
— En les faisant communiquer ?
— Bien entendu. Aux veillées au coin du feu, quand les grands jouaient de la musique, racontaient des histoires, organisaient d’incompréhensibles débats. Et nous, les uns contre les autres. Ah ça y allait. Parfois même on avait pas de poncho, juste de grandes couvertures, chacune enveloppant deux ou trois d’entre nous. Les jambes se frottaient les unes contre les autres, les corps se serraient. Les mains étaient sacrément baladeuses… Du moins, entre moi et certains autres. Garçons comme filles. Que du plaisir et du consentement je te rassure, et dans la même tranche d’âge.
— Les grands devinaient ?
— J’ai jamais su s’ils s’en doutaient ou nous pensaient innocents.
— Mais c’était le genre d’endroit très libre, non ? Pourquoi ne pas faire ça en journée ? Dans un coin de forêt, une tente…
— Parce que le faire en s’efforçant de prendre l’air de rien, au milieu de toute la communauté, nos parents, des vieux… C’est ça qui était super excitant. Je joue de mon statut de gamine pour sucer mon pouce, même si j’avais déjà plus l’âge, en fait juste pour y mettre le plus de salive possible. Ma main disparaît, mon pouce frotte contre mes doigts, et rebelote jusqu’à ce que tout soit super humide. Et hop mes bouts de doigts vont titiller un gland. Doucement, sans lui faire mal, et le garçon de se tordre pour garder l’air normal et ne pas jouir. Putain quel pied.
— Le genre d’expériences que tu ne peux n’avoir vécu QUE dans les seventies…
— Surtout qu’on pouvait se planquer derrière le discours officiel : respect de soi, de l’autre, rapport à la nature, fraternité… Non pas que c’était faux, mais c’était quand même un peu de l’habillage. Histoire de faire du sexe sans trop le dire. Eux aussi les grands en profitaient, sans doute mille fois plus que nous.
— Discours officiel pour faire ce qu’on veut de façon officieuse ?
— Toutes les seventies se résument dans ta conclu !
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Ecrit par Théo Kosma (plume-interdite.com) sur des souvenirs de confidentes, recueillies par Chloé… en partenariat avec Le Bisou. N’hésitez pas à commenter…